Depuis des siècles, les scientifiques, chercheurs et océanographes se sont penchés sur les origines du Gouf de Capbreton.

    gouf-port-CapbretonPlusieurs théories ont été émises : s’agit-il d’une ancienne vallée d’érosion qui daterait de l’époque glaciaire, d’une faille sismique reliée au plissement pyrénéen ou d’un mouvement tectonique dû au passage de la plaque ibérique sous le continent européen ?

    Dans tous les cas, et malgré les nombreuses explorations, le Gouf de Capbreton garde tout son mystère. Pas seulement quant à ses origines, mais également par l’abondance des espèces qu’il abrite : parfois d’extraordinaires poissons, mollusques et cétacés sont observés, très différents de la faune et flore locales (calamars géants, chimères, anges de mer …).

    En 1875, le marquis de FOLLIN découvre une nouvelle espèce d’invertébré benthique qu’il baptise bathisiphon cabritonnensis et en 1999 le GEFMA identifie un mesoplodon densirostris, baleine à bec, jamais observée depuis 1850.
    Le Gouf a toujours été connu des marins et des pêcheurs, sa configuration si particulière et sa profondeur abyssale faisant de cette immense fosse submarine un refuge naturel en cas de grosse mer.

    Par gros temps d’ouest, la houle ne déferle pas dans la fosse, tandis qu’elle déferle sur les profondeurs de moins de 50 mètres qui la bordent du nord au sud.

    De plus, on trouve des fonds de vase de bonne tenue. Des navires ont pu y étaler de forts coups de vent, en mouillant par 60 mètres d’eau et en filant beaucoup de chaînes.

    Mais c’est avant tout son tracé remarquable, un des canyons submarins le plus profond au monde, avec ses pentes sinueuses, ses plateaux, ses vallées et ses précipices à seulement quelques encablures de la côte, qui font du Gouf de Capbreton un phénomène géologique exceptionnel.


    Copyright :
    2 cartes au 1/50 000 : © Bourillet  J-F. (Coord.), Augris C., Cirac P., Mazé J.-P., Normand A., Loubrieu B., Crusson A., Gaudin M., Poirier D., Satra C. and Simplet L. (2007).
    Le canyon de Capbreton. Cartes morpho-bathymétriques, Ifremer (Ed.) et Université Bordeaux 1 (Coed.).
    Vue 3D : © Ifremer